Programme de l'année 2021-2022

 

Vendredi 8 octobre. A 19 heures.

Les mots et les choses (1). Faut-il faire confiance à la science ? 

Les scientifiques ont été beaucoup sollicités ces derniers temps. Ils ont donné parfois des avis différents, voire contradictoires. Cela semble remettre en question la confiance que l’on peut avoir en la science. Mais au fait, de quoi parle-t-on quand on parle de la science ? Et la valeur que l’on attache à la confiance est-elle la même, quand il s’agit de savoir et quand il s’agit de survie ? Plus que jamais, ces notions méritent d’être éclaircies.

Vendredi 12 novembre. A 19 heures.

Les mots et les choses (2). Vous avez dit grotesque ?

Le grotesque, c’est du réel en plus épais, en plus gros, en plus visible, du réel abusif, en somme. Quand on dit d’une scène qu’elle est grotesque, c’est qu’elle dépasse les bornes. Du coup, on se place en spectateur raisonnable, en juge de ce qui se fait et de ce qui ne se fait pas. On peut décider d’en rire, et c’est pour cela que le grotesque convient si bien à la comédie. Mais on peut le voir autrement. Et si sous le masque de la dérision, le grotesque était une façon de mieux voir la réalité ? Le grotesque, décidément, c’est plus qu’un mot. 

Jeudi 16 décembre. Ciné philo (1) à 18 heures 30.

Le Pigeon, de Mario Monicelli (1958),

Avec Claudia Cardinale, Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni.

A la suite d’une information obtenue par le “pigeon” (celui qui se fait incarcérer à la place d’un autre), une bande de bras cassés conçoit un plan audacieux visant à piller le coffre-fort du Mont de piété. Mais rien ne se passe comme prévu… L’expédition nous fait entrer dans la Rome de l’après-guerre, peuplée de personnages à la fois cocasses et hilarants. Grâce à Monicelli et à des acteurs au mieux de leur forme, nous vivons avec eux un des meilleurs moments de la comédie à l’italienne.

Vendredi 14 janvier 2021. A 19 heures.

Les mots et les choses (3).Le hasard fait-il (bien) les choses ?

Quand on refait l’histoire, on se dit parfois que des événements importants, des bouleversements majeurs ont tenu à peu de chose. Si le hasard n’était pas survenu à un moment décisif, le cours « normal » des choses aurait été bien plus prévisible. Le hasard semble avoir un rôle à la fois majeur et inattendu. Mais quand on prend du recul, une tendance générale se dégage, et le hasard est un élément de plus en plus insignifiant. C’est ce qui fait dire à certains qu’il n’y a pas de hasard. Le hasard ne serait-il qu’un mot pour cacher notre ignorance, ou existe-t-il vraiment ?

Jeudi 24 février. Ciné Philo (2) à 18 heures 30

Dieu existe, son nom est Petrunya, de Teona Strugar Pitevska (2019).

Avec Zorica Nusheva

A Stip, petite ville de Macédoine, tous les ans au mois de janvier, le prêtre de la paroisse lance une croix de bois dans la rivière, et des centaines d’hommes plongent pour l’attraper. Bonheur et prospérité sont assurés à celui qui y parvient. Ce jour-là, Petrunya se jette à l’eau et s’empare de la croix avant tout le  monde. Ses concurrents sont furieux qu’une femme ait osé mais Petrunya tient bon : elle a gagné la croix, elle ne la rendra pas. A partir d’un fait divers réel, le film, « drôle et décalé », interroge avec brio la place des femmes dans la société. « Une perle rare » !

Jeudi 17 mars. 18h30. Ciné philo (3).

Porco Rosso, De  Hayao Miyasaki (1995),

Avec la voix de Jean Reno.

Sur les côtes de la mer Adriatique, dans les années 20, Marco Pagot, alias Porco rosso, un aviateur chasseur de primes à tête de cochon, lutte contre les pirates de l’air pour l’amour de Gina et le souvenir de ses compagnons d’armes. L’univers de Miyazaki, avec son dessin semi-réaliste, ses décors superbes, d’une minutie et d’une délicatesse rares, ses personnages aussi cocasses que touchants, enchante les spectateurs de tous les âges. Il les fait aussi réfléchir sur des thèmes aussi graves que la guerre et la dignité humaine, avec de belles pointes d’humour. Décidément, ici, tout est bon dans le cochon !

Vendredi 15 avril à 19h. Philo Sorgues. Dernière conférence.

Les mots et les choses (4). Le malentendu.

« Ce n’est pas ce que je voulais dire », « je me suis mal exprimé », « je plaisantais », et autres « on m’a compris de travers » : Les occasions de malentendu sont multiples, dans la vie publique aussi bien que dans la vie privée. Et s’il est facile de provoquer un malentendu, il est toujours compliqué, parfois impossible, de le réparer. Mais qui a mal entendu, et pourquoi ? N’est-il pas utile, dans certains cas, de se replier en disant qu’il s’agit d’un « horrible » malentendu ? Le langage est une arme parfois redoutable, dont on ne saurait négliger les multiples facettes. A bon entendeur…