Langues et parlers des Italiens de France.

La présence des immigrés italiens en France est extrêmement importante. De 1880 à 1965, les Italiens représentent entre un quart et un tiers des étrangers vivant en France. Cinq millions de Français ont au moins, actuellement, un ancêtre italien. A Marseille par exemple, si 11% de la population est italienne en 1866, ce chiffre monte à 25% en 1911, et on pourrait multiplier les exemples, aussi bien sur le plan quantitatif que pour les cas individuels : la liste des Français célèbres d’origine italienne, dans les domaines les plus variés, excèderait largement le cadre de cet article. Pourtant, comme le fait remarquer Eric Vial, cette immigration semble « dissoute », au sens où les Italiens se sont fondus dans la nation française, en dépit des convulsions parfois provoquées par leur présence. Le révélateur le plus pertinent de cette dissolution est la langue, que les Italiens n’ont pas maintenue. On pourrait dire que pour les enfants d‘immigrés, l’italien est la langue étrangère que parlent leurs parents et, pour les petits-enfants, celle qu’ils considèrent parfois avec une affectueuse nostalgie ou, assez souvent, qu’ils ignorent. Il convient toutefois de nuancer cette impression très générale : il y a des différences liées à l’époque considérée, la superposition des vagues d’immigration produisant des effets spécifiques. Les raisons, politiques ou économiques de l’immigration ne sont pas sans conséquences non plus, ainsi que l’âge, le sexe et la place dans la famille de la personne qui s’installe en France. De plus, et même si le phénomène s’atténue dans la deuxième partie du XX° siècle, il faut considérer que la plupart des Italiens qui arrivent en France ne parlent pas italien, mais ce qu’il appellent en général le dialetto, qui peut être un dialecte de l’italien, mais aussi un parler notablement différent, susceptible d’être considéré comme une autre langue, comme par exemple le piémontais, le sarde ou le vénitien. Si l’on ajoute que ces immigrés arrivent souvent dans un pays où la langue d’usage n’est pas le français, mais par exemple l’occitan, sous diverses variétés, on comprendra que l’impression générale de « dissolution » de l’immigration italienne demande à être précisée, et que la question de la langue parlée, et plus ou moins maintenue par les immigrés, en est l’élément essentiel.

Le premier afflux d’immigrés italiens en France a lieu à la fin du XIX° siècle et au début du XX° (38% des étrangers en 1911). Il se concentre dans le sud-est, la région Rhône-Alpes et la région parisienne, trois nébuleuses qui recouvrent en 1900 près de 85% des immigrés italiens. Il fait peu de doute que la langue pratiquée par les Italiens entre eux, à cette époque, est celle de leur pays, que ce soit en famille, lorsqu’elle est présente, ou dans le groupe de travail. La séparation entre Français et Italiens peut être marquée et visible par exemple avec l’existence de bars distincts pour les Français et les italiens comme à Monclar d’Agenais dans les années vingt. Elle peut être génératrice de tensions. Gérard Noiriel a bien montré comment l’existence de groupes distincts de main d’œuvre, à Aigues Mortes, a engendré les tensions qui débouchent sur le massacre de 1893. Ces tensions ne disparaissent pas après 1893, puisque des batailles rangées ont lieu en 1900 à Arles et qu’on y entend « A la porte les Italiens ! Faisons comme à Aigues Mortes ! alors que se répand le thème de « l’invasion », titre d’un roman à succès de Louis Bertrand. Elles n’empêchent pas, toutefois, une évolution linguistique caractérisée par sa diversité.

On pourrait de façon très globale dégager trois caractéristiques de cette période, que confirment la plupart des témoignages mais qui bien entendu laissent place à la multitude des cas individuels. Tout d’abord, le maintien entre les Italiens de leur parler d’origine, et le fait que ce parler n’est pas, sauf pour les Toscans –et même dans ce cas, avec des particularités locales- la langue italienne. La conscience nationale intervient tardivement à cet égard, et avec elle la pratique de la langue nationale. Ensuite, et ceci explique peut-être cela, cette langue reste plus près du domaine privé que des relations publiques, et ne dépasse donc pas la première génération. Les enfants comprennent le parler des parents, disent l’utiliser avec eux mais commencent à parler français, ou occitan, s’ils sont dans une aire occitanophone (et il y a eu vraisemblablement des pratiques similaires avec les autres langues du territoire français). Les réactions anti italiennes, pourtant nombreuses et débouchant sur des archétypes solides, n’ont pas provoqué en retour de revendication identitaire. La première guerre mondiale et les départs qu’elle a entraînés reste, par exemple, un ensemble de drames personnels beaucoup plus qu’un déchirement entre deux exigences nationales. Dans ce cadre, et pour autant que les enquêtes orales puissent les restituer, les pratiques linguistiques sont beaucoup plus diversifiées que ne le pensent les immigrés et leurs enfants. On trouve une très grande variété de parlers mixtes, intermédiaires entre deux, trois, voire quatre langues, alors même que les intéressés pensent s’exprimer en dialecte ou en italien. Voici par exemple le début du témoignage recueilli en 1986 auprès d’un Toscan venu à Noves (Bouches-du-Rhône) en 1929, à 18 ans :

« So arrivato, so arrivé, so partit en venti noù, mill novecento venti noù » (témoignage cité, comme les suivants, dans Des immigrés au croisement des langues).

Cette phrase est un condensé d’interférences linguistiques. Outre l’hésitation significative, sur le fait de savoir s’il est arrivé ou parti, la phrase commence par « so », diminutif dialectal de « sono ». « Arrivato » est italien, « arrivé » français, « partit » inscrit dans une tournure occitane, et « venti noù » combine l’italien « venti nove » et l’occitan « vint-e-noù », l’année étant aussitôt inscrite dans un siècle désigné en italien « mill novecento ». La suite du témoignage manifeste les mêmes fluctuations avec par exemple la conjugaison « eramo », compromis entre l’occitan « eriam » et l’italien « eravamo ». Seules des personnes de l’entourage, dans les cas les plus accentués de mélange des différentes langues, pouvaient comprendre ce type de parler. Quelques personnages, véritables figures locales, restent parfois dans les mémoires, parce qu’ils en viennent précisément à constituer à eux seuls un idiolecte, une forme de langage qui leur est spécifique. L’âge auquel a eu lieu l’arrivée en France semble être ici un élément déterminant. Au-delà de l’adolescence, en effet, les habitudes sociales et le réseau de relations sont tels que le passage d’une langue à l’autre devient difficile, et que se construisent alors les mélanges, les parlers mixtes dont nous venons de voir un exemple. En deçà, la scolarisation et les relations sociales, même si elles sont loin d’être toujours harmonieuses, donnent une conscience des langues qui permet de les séparer plus ou moins efficacement dans la pratique.

D’où la troisième caractéristique de cette période, fortement liée au type de relations sociales des Italiens, et dans laquelle peut s’inscrire une différence entre hommes et femmes qui ne prend pas toujours le même sens. Il y a en effet des milieux de travail, masculins ou féminins, dans lesquels les membres du groupe sont exclusivement italiens. A quelques occasions près, la langue employée est donc le dialecte. Il en est de même pour les femmes qui ne travaillent pas, les casalingue bien nommées (celles qui emploient le parler de la maison), dont les seuls interlocuteurs sont les membres de la famille ou les femmes dans la même situation qu’elles. Mais l’évolution des deux situations est notablement différente. Dans le cas des groupes de travail, la langue est, pourrait-on dire, semi publique. Elle est ainsi susceptible de pencher soit vers une appropriation communautaire, et donc de jouir d’une certaine reconnaissance, ce qui se produit dans un premier temps, soit d’évoluer vers la langue ou le parler des Français du pays à mesure que les échanges avec eux se développent. La mémoire personnelle peut retenir une étape ou une autre du processus, et les souvenirs se différencient alors selon l’expérience et la conscience linguistique des personnes. Nous avons ainsi recueilli pour la même période et la même entreprise trois témoignages, en apparence contradictoires, de trois employées qui se connaissaient et travaillaient ensemble : « Entre nous, on travaillait et parlait italien » pour l’une; « entre nous on parlait patois » pour l’autre ; « Chez L. il y avait des Italiennes mais elles parlaient français. Pas beaucoup qui parlaient patois » pour la troisième. Il est vraisemblable, bien que ce soit impossible à vérifier, que la langue employée était un parler mixte dans lequel la composition des éléments devait être très évolutive, mais la différence des souvenirs s’explique par la situation personnelle et familiale des personnes qui s’expriment : plus ou moins attachées à leur famille et à un milieu italien ou, au contraire, plus ou moins intégrées dans la société française.

Il s’agit dans tous les cas de parlers, et le passage à l’écrit ne s’est pas fait, car cette fluctuation ne permet pas une présence de la langue italienne dans l’écrit public. Outre les relations complexes avec l’Etat italien, qui peuvent expliquer certaines réticences, l’italien ne jouit pas à cette époque de la reconnaissance que peut conférer le statut de langue nationale, et les Italiens qui entrent dans la société française passent progressivement aux parlers locaux ou à la langue française -parfois les deux- ce qui ne permet pas à la langue d’origine de garder le prestige qui lui permettrait de se maintenir. Seuls les groupes politiques, à un moment de leur histoire, produisent des écrits « en langue »

Cette absence de reconnaissance se constate dans cas des Italiens, ou plutôt des Italiennes puisque cette fois il s’agit exclusivement de femmes, les casalingue, qui restent ancrées dans le parler d’origine. Ce qui pourrait être un refuge de l’authenticité devient progressivement pour elles une coupure du monde social, et une impossibilité de communiquer avec d’autres personnes que l’entourage proche. Ce sentiment est toutefois tardif. Dans la première période d’immigration, ces femmes restent le centre d’une vie familiale et la référence de pratiques linguistiques dont les autres, par l’école ou le travail, vont progressivement s’éloigner. Ce n’est qu’une génération après que, parce que tout le monde parler français autour d’elles, cette limitation à la langue d’origine est vécue, parfois douloureusement, comme fermeture et non comme maintien des origines.

Le deuxième flux migratoire se produit après la première guerre mondiale et élargit considérablement l’implantation italienne. Paris dépasse Marseille en nombre d’Italiens vers 1930. L’émigration se développe vers la Lorraine et le Nord industriels, ainsi que vers le Sud-ouest agricole, alors que les arrivées se poursuivent dans le Sud-est. Ce mouvement prend une autre forme linguistique du fait de l’émergence encore timide de la langue nationale, et des questions politiques auxquelles elle est liée. En effet, la syndicalisation des travailleurs italiens se développe et la langue italienne en est dans un premier temps le vecteur. Cela lui confére ainsi une présence officielle. En face -si l’on peut dire- le régime italien met en place des fasci all’estero, relais locaux du régime fasciste dont le but est autant de recruter que de combattre l’assimilation, surtout parmi les jeunes, et d’insister en ce sens sur la pratique de la langue italienne avec, dans les grandes villes, la mise en place de maisons d’Italie (casa d’Italia). Pour autant qu’on puisse le savoir, l’influence de ces fasci reste très limitée, à la fois du fait de la force des tendances et organisations antifascistes implantées en France, de la faible réceptivité des milieux prolétariens immigrés à la propagande fasciste, et aussi, sans doute, de la présence de plus en plus sensible d’une immigration destinée à se stabiliser en France, nonobstant le nombre non négligeable de retours. On trouve ainsi dans le sud de la France des familles dont l’histoire linguistique épouse en cours de route celle des familles françaises, dans les campagnes des années trente ; les parents, qui ont immigré à l’âge adulte, emploient le dialecte, qui tend à se rapprocher de l’italien, et pratiquent le plus souvent des parlers mixtes. Les premiers enfants comprennent l’italien mais sont scolarisés en français et pratiquent, avec les Français qu’ils connaissent, la forme locale de l’occitan. Les enfants de la décennie suivante passent au français en même temps que les Français d’origine.

Cette évolution lente, tendant à l’assimilation de plus en plus profonde des immigrés italiens, recouvre toutefois une grande diversité d’histoires individuelles et collectives. L’assimilation est par exemple visible dans l’augmentation des mariages mixtes. La diversité ressort dans la façon dont ces mariages ont été plus ou moins acceptés dans les familles françaises. Mais leur nombre (en 1930, 63% des mariages sont mixtes) marque la force du processus

La présence du français en tant que langue normée et de plus en plus hégémonique, face à laquelle l’italien ne s’impose pas de la même manière, commence à induire des comportements volontaristes assez nouveaux. Si on un immigré peut dire à propos des années trente : « les parents ne se sont pas forcés à apprendre le français. Les enfants parlaient français quand il le fallait. Ils n’ont pas eu l’intention d’apprendre », il en va autrement dix ans après et un autre témoin parle ainsi du rapport linguistique à son fils et ses petits enfants « Les petits, il voulait pas qu’on leur parle italien, qu’on leur parle patois. Mon fils me disait : les petits parlent français ».

Les Italiens forment toutefois des communautés dans laquelle la langue, ou le dialecte, peuvent être employés, participent à des manifestations dont l’annonce (affiche, etc.) peut être en italien, et se reconnaissent à certains marqueurs qu’ils diffusent parfois dans la société française, pour les habitudes culinaires en particulier mais aussi, par exemple, par le sport ou le goût pour l’opéra. Mais cela ne débouche toutefois jamais sur une présence structurante de la langue italienne comme langue communautaire, revendiquée comme telle et disposant de moyens de diffusion adéquats. Il n’y a pas non plus formation d’un langage spécifique stable, un « ritalien » propre aux immigrés. La dissolution évoquée au début est bien réelle, même si l’arrivée constante de nouvelles personnes maintient la présence de la langue.

Ecore faut-il préciser de quelle langue il s’agit, car les nouveaux immigrants, en particulier après la seconde guerre mondiale, trouvent en France les générations précédentes, dont le parler s’est fixé au moment de leur départ pour la France, et un décalage est parfois nettement ressenti par rapport à la qualité de l’italien parlé, les nouveaux arrivants ayant conscience de la norme linguistique. « A l’arrivée à Noves (cette personne est arrivée en 1947), y’en avait pas un qui parlait le vrai italien. Les gens de Noves mélangeaient tout, chacun à sa manière. Dans l’italien, ils mettaient un mot patois, un mot français. Je les trouvais ridicules mais maintenant je fais pareil ». Remarquons que cette personne parle des « gens de Noves » et non des Italiens de Noves. Mais que plus personne ne parle le « vrai » italien, à supposer qu’il ait été parlé, n’a finalement pas tellement d’importance pour elle puisqu’il s’agit d’abord de parler le vrai français et, pour le reste de comprendre et se faire comprendre des gens de Noves. On peut employer avec eux un parler mélangé, utilisé avec plaisir mais en sachant qu’il n’a pas d’avenir, et on n’hésitera pas, dans cette perspective, à le censurer auprès des enfants.

La troisième vague d’immigration italienne, qui va de l’après-guerre aux années soixante, produit donc des consciences linguistiques notablement différentes. Si les nouveaux arrivants n’ont pas, et pour certains d’entre eux de façon définitive, une pratique correcte du français, l’horizon linguistique des familles est bien, de façon impérative, la pratique du français et parfois, s’agissant du parler familial, de l’italien plus que du dialecte. L’idée de norme linguistique s’impose dans les esprits. Il est significatif, par ailleurs, que le maintien de l’italien soit un peu plus le fait des femmes, qui restent plus liées au foyer familial, que des hommes. En 1974, par exemple, en Lorraine 38% des mères italiennes et 29% des pères ne savent pas écrire et parlent peu le français, ce qui montre la persistance d’une différence entre les sexes mais aussi, à rebours, que plus de la moitié des italiens parle français et peut -dans une certaine mesure- l‘écrire, proportion impensable cinquante ans plus tôt.

La fin de la troisième vague d’immigration coïncide avec l’entrée des immigrés italiens dans les représentations nationales. La parution et le succès, en 1978 du livre Les ritals, de Cavanna, qui s‘empare d‘un terme péjoratif pour en faire le symbole d’une histoire, la sienne, et à travers elle celle des générations qui se reconnaissent comme français sont révélateurs de ce passage. Cavanna écrira d’ailleurs plus tard un livre d‘hommage à la langue française. La parution d’un article de Pierre Milza dans la revue l’histoire, en 1979, sur « la tuerie d’Aigues Mortes », fait de l’immigration italienne un objet d’histoire pour un large public, preuve que le recul commence à être suffisant pour que l’analyse remplace le simple récit. Dans cette perspective, le livre de Cavanna, eu égard aux comportements linguistiques des immigrés italiens, en fait l’objet d’une identité perdue, empreinte de nostalgie mais suffisamment valorisée pour être cultivée comme celle des régions françaises, pour lesquelles la production éditoriale est abondante à la même période.

A partir de là, si l’italien reste la langue occasionnellement parlée dans certaines familles, et avec les cousins venus du pays, c’est bien le français qui est la langue non seulement pratiquée, mais reconnue par les immigrés, et enfants et petits-enfants d’immigrés. En témoignent ces histoires qui circulent dans beaucoup de familles, se moquant gentiment de l’ancêtre qui ne maîtrisait pas tout à fait la langue, montrant à la fois qu’on comprend sa situation, qu’on reconnaît que ce moment a existé et qu’on atteste l’avoir dépassé. Ainsi la phrase « caro mi cantonnier, i’a un chin que l’a fa poù » (cher cantonnier, il y a un chien qui lui a fait peur), mélange d’italien, d’occitan et de français est rapportée indépendamment, dans les années 80 du XX° siècle par chacun des enfants de cette femme, heureux de posséder pour leur part un français correct, et de montrer l’étape linguistique qu’ils ont franchie. Le parler des immigrés, s‘il n’a pas totalement disparu dans les pratiques, correspond désormais au passé dans l’imaginaire linguistique. « Et toujours ce rapport léger à la langue italienne, ces imperfections que je n’ai jamais désiré corriger, cette non maîtrise que je ne regrette pas, et même dont je me réjouis, comme si j’y voyais une sorte de fidélité au refus qu’eût mon père de transmettre sa langue à ses enfants » (Témoignage recueilli par Isabelle Felici).    

Bibliographie.

Felici, Isabelle et Vegliante, Jean-Charles, Enfants d’Italiens, quelles langues parlez-vous ?, Toulon, Gehess éditions, 2009, 178p.

Lopez, Renée et Témime, Emile, Migrance, Histoire des migrations à Marseille, tome 2, Aix-en-Provence, édisud, 1990, 204p.

Milza, Pierre, Voyage en Ritalie, Paris, Plon, 1993, 526p.

Noiriel, Gérard, Le massacre des Italiens, Paris, Fayard, 2010, 295p.

Pasquini, Pierre, les « bons mots » des immigrés et leurs caricatures, Cahiers de la Méditerranée, Nice, CMMC, juin 1997, p173-184.

Pasquini, Pierre, Des immigrés au croisement des langues, Perpignan, Trabucaire, 2000, 199p.

Rouch, Monique, Un village du sud-ouest dans l’entre-deux-guerres, L’immigration italienne en France dans les années 30, Paris, éditions du CEDEI, 1988, p255-269.

Vegliante, Jean-Charles, Pour une étude de la langue des Italiens en France, Les Italiens en France de 1914 à 1941, Rome, Ecole française de Rome, 1986, p111-139.

Vial, Eric, In Francia, Storia dell’emigrazione ialiana. Arrivi, Rome, Donzelli, 2002, p133-158.